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L’institutionnalisation de l’évaluation des politiques publiques en Europe
. Etude comparée des dispositifs institutionnels en Belgique, en France, en Suisse et aux Pays-Bas

Promoteur : M. Jean-Louis GENARD (ULB) - Co-promoteur : M. Frédéric VARONE (UCL) - Membres du jury : Mme Odile DAURMONT (ULB), MM. Alain ERALY (ULB), Paul MAGNETTE (ULB) & Pierre MULLER (IEP-Paris)

Soutenue à l'Université libre de Bruxelles le 16 mars 2004

bulletRésumé
bulletTable des matières

Cette thèse étudie les processus d’institutionnalisation de l’évaluation des politiques publiques dans quatre pays européens : la Belgique, la France, la Suisse et les Pays-Bas. Cette analyse est structurée en quatre temps que nous décrivons ci-dessous.

Dans un premier temps, l’introduction offre une présentation générale de l’objet de notre étude. L’évaluation des politiques publiques est un instrument de pilotage de l’action publique qui est utilisé dans de nombreux pays occidentaux. Cette pratique s’est développée, dans quelques pays pionniers tels que le Canada, les États-unis et la Suède, à partir des années 1970 avant d’essaimer et de se généraliser au cours de la dernière décennie. En raison de ses finalités pratiques, l’évaluation des politiques publiques peut être mobilisée par les acteurs politico-administratifs au moment tant de la décision ou de l’élaboration d’une politique que de sa mise en œuvre.

Depuis ses origines, l’État veille à bénéficier d’une expertise qui le guide dans la conduite de son action. C’est l’étude de l’évolution (chapitre 1) des dispositifs réflexifs qui constitue le point de départ de notre recherche. Cette analyse nous permet de dresser un panorama historique des procédés et des instances chargés de la production d’un savoir expert. Cette présentation historique met en évidence l’importance du savoir et de son autonomisation progressive dans la conduite de l’action publique.

Afin de clarifier un certain nombre de concepts, il est important de s’attarder sur l’évaluation des politiques publiques qui est au cœur de notre étude (chapitre 2). L’évaluation est une pratique pluridisciplinaire qui, très rapidement, s’est autonomisée des disciplines académiques auxquelles elle emprunte les techniques et méthodes. Cette autonomisation passe par une spécialisation, notamment à travers la publication de revues internationales. En raison de l’existence d’un jargon et d’enjeux propres à ce champ, telle que l’opposition entre différentes finalités, nous ne pouvons faire l’économie d’une présentation synthétique de l’objet « évaluation » qui va de la définition jusqu’aux catégories d’évaluateurs en passant par les dimensions théoriques et pratiques qui sont élaborées depuis plusieurs décennies.

Enfin, cette introduction se clôture avec la présentation de la problématique et des questions qui fondent notre recherche doctorale. Parmi les nombreuses questions que suscite l’étude de l’évaluation des politiques publiques (développement méthodologique, analyse sectorielle, etc.), cette thèse se focalise sur l’institutionnalisation de la pratique au niveau central. En présentant la problématique et les questions de recherche  (chapitre 3), nous cherchons à comprendre la faible implication des politologues, et plus particulièrement des analystes de politiques, pour l’étude de ce qui est traditionnellement présenté comme la dernière étape du cycle d’une politique publique.

Dans ce travail, nous abordons l’évaluation à travers le prisme de l’analyse institutionnelle. En effet, la conception et le choix du dispositif nous semblent aussi importants à étudier que le choix des méthodes. Partant de là, il est nécessaire de clarifier les concepts que nous allons utiliser. C’est l’objectif poursuivit dans la première partie qui, d’un point de vue théorique, se concentre sur les notions d’institution et d’institutionnalisation.

Nous entamons cette partie en nous focalisant sur l’approche institutionnelle et sur les concepts d’institutions et d’institutionnalisation tels qu’ils sont définis, dans la littérature des sciences sociales (chapitre 4). En mettant l’accent sur les définitions classiques nous opérons une discrimination entre les différents auteurs qui recourent au même concept dans des acceptions très différentes. Ainsi, en ce qui concerne les institutions, nous distinguons les conceptions à caractère normatif de celles qui mettent l’accent sur les aspects structurels. Ensuite, l’institutionnalisation est appréhendée comme un processus de création et d’adaptation. C’est sur ce dernier élément que nous mettons tout particulièrement l’accent. En effet, la question de la construction et du changement institutionnels constitue le point central de notre analyse.

C’est dans la perspective de trouver les prémices explicatives au changement institutionnel que nous interrogeons certaines théories des sciences sociales. L’ancrage théorique est contenu dans des courants très différents que sont le (néo-)institutionnalisme (historique, économique et sociologique) (chapitre 5) et l’analyse organisationnelle (sociologie des organisations, théorie de la contingence, analyse des réseaux et écologie des populations) (chapitre 6). Au-delà de leurs diversités apparentes, nous considérons ces courants comme complémentaires étant donné que les zones d’ombre des uns sont prises en compte par les autres. C’est donc la combinaison de ces théories relativement cloisonnées qui nous permet d’appréhender l’institutionnalisation dans une relative globalité (chapitre 8).

Cette partie se clôture par un dernier chapitre (chapitre 9) où nous nous focalisons sur la notion de « dispositif institutionnel ». Un dispositif se compose d’organisations et de règles qui contribuent au développement et à la pérennité de la pratique évaluative dans un pays. Nous en précisons les attributs afin d’en proposer une typologie idéal-typique se basant sur deux dimensions qui nous semblent les plus pertinentes (le degré d’ouverture et la finalité).

La deuxième partie se concentre sur l’institutionnalisation de l’évaluation des politiques publiques, la variable dépendante de notre recherche. Telle que nous la concevons, l’institutionnalisation correspond à une « routinisation » du recours, attendu sinon obligatoire à l'évaluation et peut dès lors être mesurée à l’aune de sa pratique effective au sein des instances politico-administratives.

Dans une perspective comparée, plus large que celle de notre étude empirique, nous réfléchissons à la possibilité d’élaborer un indice théorique de mesure de l’institutionnalisation permettant de dessiner un état des lieux international. A la suite de cette présentation générale, nous précisons quelles sont les motivations qui guident nos choix pour les études qualitatives. Cette justification porte tant sur les cas retenus que sur la méthode. En effet, l’analyse comparative est stimulante et enrichissante même si elle impose une attention particulière sur les questions de méthode et une certaine prudence lors de l’élaboration du cadre théorique et conceptuel (chapitre 9).

Ensuite, nous présentons une description qualitative de l’institutionnalisation de l’évaluation dans chacun des pays étudiés (Belgique, France, Suisse et Pays-Bas). Pour cela, nous mettons l’accent sur l’historique des processus, la configuration des dispositifs actuels aux niveaux parlementaire et exécutif ou auprès des organes de contrôle ainsi que sur le développement régional et/ou en réseau de la pratique évaluative (chapitres 10 à 13). Les principaux enseignements de ces présentations qualitatives sont ensuite synthétisés d’un point de vue national (chapitre 14).

La troisième partie explique les processus de construction et d’adaptation des dispositifs institutionnels. Nous présentons (chapitre 15) et testons les hypothèses explicatives de l’institutionnalisation de l’évaluation des politiques publiques. Pour ce faire, nous mettons l’accent sur la vision dynamique de l’institutionnalisation perçue comme un changement par rapport à une situation où il n’y a pas de dispositif institutionnel (création) et par rapport à une situation où il existe un dispositif institutionnel (adaptation et/ou suppression).

Nous retenons deux grandes catégories d’hypothèses. De manière schématique, nous pouvons dire que les premières définissent l’espace des possibles au sein duquel est construit le dispositif institutionnel tandis que les secondes déterminent la nature et l’ampleur du problème.

La première catégorie (chapitre 16) mobilise des variables structurelles caractéristiques politico-administratives des régimes dans lesquels doivent s’insérer les dispositifs d’évaluation. Il nous semble que la nature de ces régimes influence les configurations des dispositifs institutionnels d’évaluation. Les hypothèses liées à des variables structurelles sont nombreuses. Nous nous concentrons sur les suivantes : la prépondérance du pouvoir exécutif sur le législatif, le poids des structures partisanes, la structuration de l’administration et le système d’association d’intérêts.

Au-delà des explications structurelles, il est également important d’attirer l’attention sur l’influence des phénomènes conjoncturels (chapitre 17) selon lesquels le recours à l’évaluation se justifie parce que cette pratique apparaît comme l’instrument adéquat à la résolution de problèmes. Ceux-ci peuvent se manifester de différentes manières : crise de légitimité des pouvoirs publics, déficits publics, etc. C’est à cette occasion que nous étudierons la nature des porteurs de projets et leurs modalités d’action y compris à travers les conflits qui peuvent surgir.

En conclusion, l’originalité de cette thèse réside dans la manière dont nous abordons les institutions et l’institutionnalisation. La construction de dispositifs institutionnels permet, par l’agrégation d’éléments procéduraux et organisationnels, de dépasser la singularité descriptive qui caractérise un grand nombre d’études institutionnelles. A cela, il convient d’ajouter la vision dynamique que nous avons de l’institutionnalisation qui représente un processus dont nous cherchons à comprendre les origines. Les explications mobilisent le poids des institutions auquel nous ajoutons, dans le but de prendre en compte des éléments rarement retenus par les théoriciens du néo-institutionnalisme, la volonté des acteurs.

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Couverture

Introduction

11
Chapitre 1 : L’accroissement du rôle de l’Etat et la mutation des savoirs experts : perspective historique 11
1. Les mutations des savoirs experts 14
     1.1. L’Etat libéral (XIXe siècle) : l’expertise au service du contrôle14 14

     1.2. L’Etat organisateur (1918-1970) : l’ambition technocratique

15

          1.2.1. De l’interventionnisme économique à l’Etat providence

15

          1.2.2. Le rêve technocratIque

17

     1.3. L’Etat réflexif (1970-…) : une expertise polymorphe et éclatée

20
          1.3.1. Entre désengagement et animation 21

          1.3.2. La recherche plurielle de l’efficacité

22

2. Conclusion

26
Chapitre 2 : L’évaluation des politiques publiques : délimitation des contours d’un objet flou 27

1. Les dimensions plurielles de l'évaluation

28
     1.1. Un "nouvel" outil de pilotage des politiques publiques 28
     1.2. Une double ambition : mesurer et juger 31
          1.2.1 Comprendre et objectiver la logique d'action publique 33
          1.2.2 Le choix politique des critères d'évaluation 36
2. Un arsenal de pratiques au service de la gestion publique 39

3. Une multitude d’acteurs

41
     3.1. Le commanditaire 41

     3.2. Les multiples visages de l’évaluateur

43

          3.2.1. L’évaluateur fonctionnaire

44

          3.2.2. L’évaluateur académique

45

          3.2.3. Le consultant privé

47

     3.3. L’évalué

48
Chapitre 3 : La problématique et les questions de recherche : précisions méthodologiques 50
1. Un objet peu étudié en science politique 50
     1.1. L’identification et la reconnaissance de la problématique 50

     1.2. La question de recherche

52

2. Réflexions autour de la démarche

53

     2.1. Une démarche comparée …

53
     2.2. … centrée autour des institutions 56

3. Les sources basées sur des études de cas qualitatives

58

Première partie : Autour de l’institution

61
Chapitre 4 : Prolégomènes sur l’institution et l’institutionnalisation 62
1. L’approche institutionnelle 62

     1.1. Institutions et administrations publiques : des institutions pour un Etat

63

     1.2. Institutions et analyse des politiques publiques

65

2. Les définitions classiques

66

     2.1. L’institution

66

          2.1.1. Vision générale

66

          2.1.2. Vision limitative

68

2.2. L’institutionnalisation

69
Chapitre 5 : Le poids des institutions : aux fondements du (néo)-institutionnalisme 72

1. Présentation des différents courants

73

     1.1. L’ancien …

73

     1.2. … et les nouveaux

75

          1.2.1. L’institutionnalisme historique

78

          1.2.2. L’institutionnalisme économique ou des choix rationnels

81

          1.2.3. L’institutionnalisme sociologique

85

2. Le néo-institutionnalisme entre stabilité et adaptation : esquisse synthétique

91
Chapitre 6 : Entre organisations et acteurs 95

1. L’environnement : une ressource déterminante

96

     1.1. L’écologie des populations : une vision déterministe

97

          1.1.1. La création organisationnelle et le moteur du changement

98

          1.1.2. Limites de l'approche

99

     1.2. La théorie de la contingence

100

          1.2.1. Le changement et l’adaptation des buts organisationnels

100

          1.2.2. Limites de l'approche

102

2. Les acteurs : entre rationalité et recherche d’intérêts

103

     2.1. L’analyse stratégique en sociologie

105

          2.1.1. La notion d'institutions

105

          2.1.2. L’institutionnalisation et les moteurs du changement

106

          2.1.3. Limites de l'approche

108

     2.2. Les coalitions d’acteurs dans les politiques publiques

108

          2.2.1. Les réseaux et coalitions d’acteurs

109

               2.2.1.1. Présentation générale

109

               2.2.1.2. Les communautés épistémiques

111

               2.2.1.3. L’apprentissage et la diffusion de connaissances comme moteur
                          du changement

112

               2.2.1.4. Limites de l'approche

115
Chapitre 7 : Synthèse théorique 117
Chapitre 8 : Catégorisation des dispositifs institutionnels d’évaluation 124
1. Les attributs des dispositifs 125

     1.1. Le cadre cognitif

125

     1.2. La nature

125

     1.3. L’environnement

127

     1.4 La nature des relations

127

     1.5. Une combinaison empirique

128

2. La typologie des dispositifs

129

     2.1. De la nécessité de simplifier

129

          2.1.1. Le cadre cognitif

129

          2.1.2. Le degré d’ouverture

130

     2.2. Les idéaux-types

132

Deuxième partie : L’institutionnalisation de l’évaluation

134

Chapitre 9 : L'institutionnalisation en théorie

134

1. L’institutionnalisation en débat

135

2. Mesurer le degré d'institutionnalisation de l’évaluation

137

     2.1. Les indicateurs (formels) d’institutionnalisation

137

     2.2. Un indice théorique d’institutionnalisation

141

3. Un état des lieux international

143

4. Expliquer différents degrés d’institutionnalisation

147

5. Le choix des études de cas

149
Chapitre 10 : La Belgique : une institutionnalisation émergente 151

1. Un état des lieux fédéral

151

     1.1. La pratique de l’évaluation au niveau fédéral

154

     1.2. L’utilité de l’évaluation pour les acteurs publics

157

2. L'ancrage institutionnel actuel

161

     2.1. Au niveau fédéral

161

          2.1.1. Commission nationale d’évaluation de la loi sur l’avortement (1990)

162

          2.1.2. Entre planification et évaluation : le Bureau fédéral du Plan (1994)

165

          2.1.3. Attribution d’une nouvelle compétence à la Cour des comptes (1998)

166

          2.1.4. Création d’un service chargé de l’évaluation de la coopération
                     
 internationale (1999)

169

          2.1.5. Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de la loi
                    
 dépénalisant sous condition l’euthanasie (2002)

169

     2.2. Au niveau régionaL

170

          2.2.1. Constitution de la Société wallonne de l’évaluation et de la
                     
 prospective (1999)

170

          2.2.2. Adoption du Contrat d’avenir pour la Wallonie (2000)

172

          2.2.3. Création de l’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de
                     
 la statistique (2002)

173

3. La nature des évaluations réalisées

174

4. L’évaluation en prospective

176
Chapitre 11 : La France : l’évaluation interministérielle « enlisée » 183

1. Historique du développement de l’évaluation : la longue marche française

183

2. Les dispositifs institutionnels au niveau central

190

     2.1. L’arène parlementaire

192

          2.1.1. Une tentative avortée d’évaluation bicamérale

192

          2.1.2. L’évaluation et le contrôle à l’Assemblée nationale

194

          2.1.3. Le Comité d’évaluation du Sénat

197

          2.1.4. L’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé

197

     2.2. L’évaluation auprès des organes de contrôle

199

     2.3. L’arène exécutive

200

          2.3.1. Le nouveau dispositif interministériel

205

          2.3.2. Le cas du ministère de l’Education nationale

205

               2.3.2.1. Les prémices

205

               2.3.2.2. L’évaluation au ministère

206

               2.3.2.3. Le Haut Conseil de l’évaluation de l’école

206

               2.3.2.4. Le point de vue de la Cour des comptes

207

3. L’évaluation au niveau régional

208

4. Une pratique en réseau

210

     4.1. La Société française d’évaluation

211

     4.2. Les Clubs de l’évaluation

212

5. L’évaluation en prospective

212

6. Conclusion

214
Chapitre 12 : La Suisse : l’évaluation scientifico-administrative en réseau 218

1. Historique du développement de l’évaluation

218

     1.1. Réflexion au sein de l’administration (1987-1991)

218

     1.2. La recherche scientifique (1987- 1992)

220

     1.3. L’évaluation consacrée par la Constitution (1999)

221

2. Aperçu de la situation actuelle

224

     2.1. Le Parlement

225

          2.1.1. Les Commissions de gestion

225

          2.1.2. L’organe parlementaire de contrôle de l’administration

226

               2.1.2.1. Création et évolution : de l’indépendance à la coopération

226

               2.1.2.2. Mission et fonctionnement

227

     2.2. L’exécutif

231

          2.2.1 Le Service de contrôle administratif du Conseil fédéral

231

          2.2.2. Le Contrôle fédéral des finances

232

     2.3. L’administration

234

          2.3.1. Office fédéral de la justice

235

          2.3.2. Office fédéral de la santé publique

236

          2.3.3. Conclusion

238

     2.4. L’évaluation au niveau cantonal

239

     2.5. Une pratique en réseau

243

          2.5.1. La société suisse d’évaluation (SEVAL)

243

          2.5.2. Un réseau informel

245

3. Conclusion

246
Chapitre 13 : Les Pays-Bas : l’évaluation administrative et budgétaire encadrée par le ministère des Finances 248

1. Historique

248

     1.1. Un intérêt académique (1920-1970)

248

     1.2. Commissie voor de Ontwikkeling van Beleidsanalyse (années 1970-1980)

249

     1.3. La procédure de « reconsidération » (années 1980)

250

     1.4. Le nouveau management public (années 1990)

252

          1.4.1. La loi sur le contrôle gouvernemental

252

          1.4.2. Du budget à la responsabilité politique

253

2. Aperçu de la situation actuelle au niveau central

254

     2.1. Le Parlement

257

     2.2. La Cour des comptes

257

     2.3. L’exécutif ou les ministères

259

          2.3.1. Le ministère des Finances : l’élément pivot du dispositif

261

3. L’évaluation au niveau régional

262

4. L’absence de réseau

262

     4.1. Société nationale ou européenne ?

263

     4.2. Une profession organisée ?

264

5. Conclusion

265
Chapitre 14 : Présentation récapitulative 268

1. Les processus d’institutionnalisation

272

     1.1. Une initiative récente …

272

     1.2. … et fluctuante …

273

     1.3. … avec des processus multiples

274

          1.3.1. La constitution de réseaux

274

          1.3.2. Un savoir académique mobilisé

276

2. Aperçu comparé des dispositifs institutionnels

279

     2.1. Une institutionnalisation polymorphe

280

          2.1.1. Les clauses évaluatives ou l’initiation procédurale

280

          2.1.2. Une pérennisation organisationnelle

282

     2.2. Une multiplicité d’instances

283

          2.2.1. Au niveau central

283

               2.2.1.1. Un engagement parlementaire inégal

283

               2.2.1.2. Une forte implication de l’exécutif

285

               2.2.1.3. Les Cours des comptes à la croisée des chemins

288

               2.2.1.4. L’institutionnalisation autour d’un acteur pivot

290

          2.2.2. Au niveau régional

291

     2.3. Une pratique en réseau

292

     2.4. Les champs de tension de l'institutionnalisation

293

3. Conclusion

294

Troisième partie : La construction et l’adaptation
des dispositifs institutionnels

300

Chapitre 15 : Les questions et hypothèses d’analyse

300

1. L’influence du système politico-administratif

303

     1.1. La structure du système politique

305

     1.2. L’implication de la société civile

306

2. La mobilisation de porteurs de projets

306

     2.1. La situation politico-administrative

307

          2.1.1. Déficit public

307

          2.1.2. Légitimité institutionnelle

308

          2.1.3. Modernisation administrative

309

3. Un processus évolutif

309

     3.1. L’intégration dans le paysage institutionnel : entre tensions et conflits

309

          3.1.1. Les tensions à l’extérieur du dispositif

312

          3.1.2. Les tensions à l’intérieur du dispositif

314

     3.2. L’apprentissage et l'influence des réseaux d’acteurs

314
Chapitre 16 : Le poids des facteurs structurels dans le processus d’institutionnalisation de l’évaluation 316

1. Le paysage politico-administratif

318

     1.1. Le pouvoir législatif

320

          1.1.1. L’adoption des lois et l’initiative gouvernementale

321

          1.1.2. L’encommissionnement du contrôle gouvernemental

325

     1.2. Le Gouvernement

332

     1.3. Les relations entre les deux

341

     1.4. Le système de partis

347

     1.5. L’administration

350

          1.5.1. L’évaluation au sein de l’administration : un objet hybride ?

351

               1.5.1.1. La quête de rationalité

351

               1.5.1.2. La foi dans les indicateurs

352

          1.5.2. Des fonctions publiques entre mouvement et inertie

354

2. Le système d’associations d’intérêts

363

     2.1. Consociativité

364

     2.2. Corporatisme

366
Chapitre 17 : Les influences conjoncturelles et le jeu des acteurs 373

1. Situation politique et administrative

373

     1.1. L’état du service public

374

          1.1.1. Les déficits publics

374

          1.1.2. La légitimité institutionnelle

377

     1.2. La modernisation administrative

382

          1.2.1. L’évaluation face à la modernisation

382

          1.2.2. Des réformes variées

386

2. L’intégration dans le paysage institutionnel : les tensions et les conflits

393

     2.1. Les institutions de contrôle

394

          2.1.1. Du contrôle …

394

          2.1.2. … à l’évaluation

398

     2.2. A l’intérieur du dispositif

402

          2.2.1. L’intégration dans un système administratif fermé

402

          2.2.2. Un conflit autour de l’expertise légitime : les grands corps

405

          2.2.3. De la planification à l’évaluation : un Commissariat en mutation

408

               2.2.3.1. Le rôle du Commissariat général du Plan dans la réforme

410

               2.2.3.2. Un partenariat ambigu entre le Conseil national de   l'évaluation et le Commissariat général du Plan

410

               2.2.3.3. La mise en œuvre de l’évaluation dans les procédures
                              
 contractuelle

412

3. Une évolution en réseau : les sources d’influence

413

     3.1. Les organisations internationales : un paradigme managérial

141

     3.2. Les organisations centrées sur l’évaluation

415

          3.2.1. Les sociétés nationales d’évaluation

415

          3.2.2. Une communauté trans-nationale

416
Chapitre 18 : L’institutionnalisation de l’évaluation : compréhension d’un phénomène complexe 418

1. Le terreau institutionnel

419

2. Le choix du porteur de projet

427

3. Un processus de changement incrémental

432
Conclusions générales 436

1. Une institutionnalisation multiple et polycentrique

438

2. Les intérêts des acteurs comme moteur de l’engagement

440

3. Perspectives futures pour surmonter les limites actuelles

441
Bibliographie 445
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Dernière mise à jour le : 05 août 2006.