Cette thèse étudie les
processus d’institutionnalisation de l’évaluation des politiques publiques dans
quatre pays européens : la Belgique, la France, la Suisse et les Pays-Bas. Cette
analyse est structurée en quatre temps que nous décrivons ci-dessous.
Dans un premier temps,
l’introduction offre une présentation générale de l’objet de notre étude.
L’évaluation des politiques publiques est un instrument de pilotage de l’action
publique qui est utilisé dans de nombreux pays occidentaux. Cette pratique s’est
développée, dans quelques pays pionniers tels que le Canada, les États-unis et
la Suède, à partir des années 1970 avant d’essaimer et de se généraliser au
cours de la dernière décennie. En raison de ses finalités pratiques,
l’évaluation des politiques publiques peut être mobilisée par les acteurs
politico-administratifs au moment tant de la décision ou de l’élaboration d’une
politique que de sa mise en œuvre.
Depuis ses origines,
l’État veille à bénéficier d’une expertise qui le guide dans la conduite de son
action. C’est l’étude de l’évolution (chapitre 1) des dispositifs réflexifs qui
constitue le point de départ de notre recherche. Cette analyse nous permet de
dresser un panorama historique des procédés et des instances chargés de la
production d’un savoir expert. Cette présentation historique met en évidence
l’importance du savoir et de son autonomisation progressive dans la conduite de
l’action publique.
Afin de clarifier un
certain nombre de concepts, il est important de s’attarder sur l’évaluation des
politiques publiques qui est au cœur de notre étude (chapitre 2). L’évaluation
est une pratique pluridisciplinaire qui, très rapidement, s’est autonomisée des
disciplines académiques auxquelles elle emprunte les techniques et méthodes.
Cette autonomisation passe par une spécialisation, notamment à travers la
publication de revues internationales. En raison de l’existence d’un jargon et
d’enjeux propres à ce champ, telle que l’opposition entre différentes finalités,
nous ne pouvons faire l’économie d’une présentation synthétique de l’objet
« évaluation » qui va de la définition jusqu’aux catégories d’évaluateurs en
passant par les dimensions théoriques et pratiques qui sont élaborées depuis
plusieurs décennies.
Enfin, cette introduction
se clôture avec la présentation de la problématique et des questions qui fondent
notre recherche doctorale. Parmi les nombreuses questions que suscite l’étude de
l’évaluation des politiques publiques (développement méthodologique, analyse
sectorielle, etc.), cette thèse se focalise sur l’institutionnalisation de la
pratique au niveau central. En présentant la problématique et les questions de
recherche (chapitre 3), nous cherchons à comprendre la faible implication des
politologues, et plus particulièrement des analystes de politiques, pour l’étude
de ce qui est traditionnellement présenté comme la dernière étape du cycle d’une
politique publique.
Dans ce travail, nous
abordons l’évaluation à travers le prisme de l’analyse institutionnelle. En
effet, la conception et le choix du dispositif nous semblent aussi importants à
étudier que le choix des méthodes. Partant de là, il est nécessaire de clarifier
les concepts que nous allons utiliser. C’est l’objectif poursuivit dans la
première partie qui, d’un point de vue théorique, se concentre sur les
notions d’institution et d’institutionnalisation.
Nous entamons cette partie
en nous focalisant sur l’approche institutionnelle et sur les concepts
d’institutions et d’institutionnalisation tels qu’ils sont définis, dans la
littérature des sciences sociales (chapitre 4). En mettant l’accent sur les
définitions classiques nous opérons une discrimination entre les différents
auteurs qui recourent au même concept dans des acceptions très différentes.
Ainsi, en ce qui concerne les institutions, nous distinguons les conceptions à
caractère normatif de celles qui mettent l’accent sur les aspects structurels.
Ensuite, l’institutionnalisation est appréhendée comme un processus de création
et d’adaptation. C’est sur ce dernier élément que nous mettons tout
particulièrement l’accent. En effet, la question de la construction et du
changement institutionnels constitue le point central de notre analyse.
C’est dans la perspective
de trouver les prémices explicatives au changement institutionnel que nous
interrogeons certaines théories des sciences sociales. L’ancrage théorique est
contenu dans des courants très différents que sont le (néo-)institutionnalisme
(historique, économique et sociologique) (chapitre 5) et l’analyse
organisationnelle (sociologie des organisations, théorie de la contingence,
analyse des réseaux et écologie des populations) (chapitre 6). Au-delà de leurs
diversités apparentes, nous considérons ces courants comme complémentaires étant
donné que les zones d’ombre des uns sont prises en compte par les autres. C’est
donc la combinaison de ces théories relativement cloisonnées qui nous permet
d’appréhender l’institutionnalisation dans une relative globalité (chapitre 8).
Cette partie se clôture
par un dernier chapitre (chapitre 9) où nous nous focalisons sur la notion de « dispositif
institutionnel ». Un dispositif se compose d’organisations et de règles qui
contribuent au développement et à la pérennité de la pratique évaluative dans un
pays. Nous en précisons les attributs afin d’en proposer une typologie
idéal-typique se basant sur deux dimensions qui nous semblent les plus
pertinentes (le degré d’ouverture et la finalité).
La deuxième partie
se concentre sur l’institutionnalisation de l’évaluation des politiques
publiques, la variable dépendante de notre recherche. Telle que nous la
concevons, l’institutionnalisation correspond à une « routinisation » du
recours, attendu sinon obligatoire à l'évaluation et peut dès lors être mesurée
à l’aune de sa pratique effective au sein des instances
politico-administratives.
Dans une perspective
comparée, plus large que celle de notre étude empirique, nous réfléchissons à la
possibilité d’élaborer un indice théorique de mesure de l’institutionnalisation
permettant de dessiner un état des lieux international. A la suite de cette
présentation générale, nous précisons quelles sont les motivations qui guident
nos choix pour les études qualitatives. Cette justification porte tant sur les
cas retenus que sur la méthode. En effet, l’analyse comparative est stimulante
et enrichissante même si elle impose une attention particulière sur les
questions de méthode et une certaine prudence lors de l’élaboration du cadre
théorique et conceptuel (chapitre 9).
Ensuite, nous présentons
une description qualitative de l’institutionnalisation de l’évaluation dans
chacun des pays étudiés (Belgique, France, Suisse et Pays-Bas). Pour cela, nous
mettons l’accent sur l’historique des processus, la configuration des
dispositifs actuels aux niveaux parlementaire et exécutif ou auprès des organes
de contrôle ainsi que sur le développement régional et/ou en réseau de la
pratique évaluative (chapitres 10 à 13). Les principaux enseignements de ces
présentations qualitatives sont ensuite synthétisés d’un point de vue national
(chapitre 14).
La troisième partie
explique les processus de construction et d’adaptation des dispositifs
institutionnels. Nous présentons (chapitre 15) et testons les hypothèses
explicatives de l’institutionnalisation de l’évaluation des politiques
publiques. Pour ce faire, nous mettons l’accent sur la vision dynamique de
l’institutionnalisation perçue comme un changement par rapport à une situation
où il n’y a pas de dispositif institutionnel (création) et par rapport à une
situation où il existe un dispositif institutionnel (adaptation et/ou
suppression).
Nous retenons
deux grandes catégories d’hypothèses. De manière schématique, nous pouvons dire
que les premières définissent l’espace des possibles au sein duquel est
construit le dispositif institutionnel tandis que les secondes déterminent la
nature et l’ampleur du problème.
La première catégorie
(chapitre 16) mobilise des variables structurelles
caractéristiques politico-administratives des régimes dans lesquels doivent
s’insérer les dispositifs d’évaluation. Il nous semble que la nature de ces
régimes influence les configurations des dispositifs institutionnels
d’évaluation. Les hypothèses liées à des variables structurelles sont
nombreuses. Nous nous concentrons sur les suivantes : la prépondérance du
pouvoir exécutif sur le législatif, le poids des structures partisanes, la
structuration de l’administration et le système d’association d’intérêts.
Au-delà des
explications structurelles, il est également important d’attirer l’attention sur
l’influence des phénomènes
conjoncturels (chapitre
17) selon lesquels
le recours à
l’évaluation se justifie parce que cette pratique apparaît comme l’instrument
adéquat à la résolution de problèmes. Ceux-ci peuvent se manifester de
différentes manières : crise de légitimité des pouvoirs publics, déficits
publics, etc. C’est à cette occasion que nous étudierons la nature des porteurs
de projets et leurs modalités d’action y compris à travers les conflits qui
peuvent surgir.
En
conclusion, l’originalité de cette thèse réside dans la manière dont nous
abordons les institutions et l’institutionnalisation. La construction de
dispositifs institutionnels permet, par l’agrégation d’éléments procéduraux et
organisationnels, de dépasser la singularité descriptive qui caractérise un
grand nombre d’études institutionnelles. A cela, il convient d’ajouter la vision
dynamique que nous avons de l’institutionnalisation qui représente un processus
dont nous cherchons à comprendre les origines. Les explications mobilisent le
poids des institutions auquel nous ajoutons, dans le but de prendre en compte
des éléments rarement retenus par les théoriciens du néo-institutionnalisme, la
volonté des acteurs.
Couverture
|
Introduction |
11 |
|
|
| Chapitre 1 : L’accroissement du rôle
de l’Etat et la mutation des savoirs experts : perspective historique |
11 |
| 1. Les mutations des savoirs experts |
14 |
| 1.1. L’Etat
libéral (XIXe siècle) : l’expertise au service du contrôle14 |
14 |
|
1.2. L’Etat
organisateur (1918-1970) : l’ambition technocratique |
15 |
|
1.2.1. De l’interventionnisme économique à l’Etat providence |
15 |
|
1.2.2. Le rêve technocratIque |
17 |
|
1.3. L’Etat
réflexif (1970-…) : une expertise polymorphe et éclatée |
20 |
|
1.3.1. Entre désengagement et animation |
21 |
|
1.3.2. La recherche plurielle de l’efficacité |
22 |
|
2. Conclusion |
26 |
|
|
|
Chapitre 2 : L’évaluation des politiques publiques : délimitation des
contours d’un objet flou |
27 |
|
1.
Les dimensions plurielles de l'évaluation |
28 |
|
1.1. Un "nouvel" outil de pilotage des politiques publiques |
28 |
|
1.2. Une double ambition : mesurer et juger |
31 |
|
1.2.1 Comprendre et objectiver la logique d'action publique |
33 |
|
1.2.2 Le choix politique des critères d'évaluation |
36 |
|
2. Un
arsenal de pratiques au service de la gestion publique |
39 |
|
3. Une multitude
d’acteurs |
41 |
|
3.1. Le commanditaire |
41 |
|
3.2. Les
multiples visages de l’évaluateur |
43 |
|
3.2.1. L’évaluateur fonctionnaire |
44 |
|
3.2.2. L’évaluateur académique |
45 |
|
3.2.3. Le consultant privé |
47 |
|
3.3. L’évalué |
48 |
|
|
|
Chapitre 3 : La problématique et les
questions de recherche : précisions méthodologiques |
50 |
| 1. Un objet peu étudié en science politique |
50 |
| 1.1. L’identification et la reconnaissance de la
problématique |
50 |
|
1.2. La question de recherche
|
52 |
|
2. Réflexions autour de la démarche
|
53 |
|
2.1. Une démarche comparée
…
|
53 |
| 2.2. … centrée autour des institutions |
56 |
|
3. Les sources basées sur des études de cas qualitatives
|
58 |
|
|
|
Première partie : Autour de l’institution |
61 |
|
|
|
Chapitre 4 : Prolégomènes sur l’institution et l’institutionnalisation |
62 |
| 1. L’approche institutionnelle |
62 |
|
1.1. Institutions et administrations publiques : des
institutions pour un Etat
|
63 |
|
1.2. Institutions et analyse des politiques publiques
|
65 |
|
2. Les définitions classiques
|
66 |
|
2.1. L’institution
|
66 |
|
2.1.1. Vision générale
|
66 |
|
2.1.2. Vision limitative
|
68 |
|
2.2. L’institutionnalisation
|
69 |
|
|
|
Chapitre
5 : Le poids des institutions : aux fondements du (néo)-institutionnalisme |
72 |
|
1. Présentation des différents courants
|
73 |
|
1.1. L’ancien …
|
73 |
|
1.2. … et les nouveaux
|
75 |
|
1.2.1. L’institutionnalisme historique
|
78 |
|
1.2.2. L’institutionnalisme économique ou des choix
rationnels
|
81 |
|
1.2.3. L’institutionnalisme sociologique
|
85 |
|
2. Le néo-institutionnalisme entre stabilité et adaptation :
esquisse synthétique
|
91 |
|
|
|
Chapitre 6 : Entre organisations et acteurs |
95 |
|
1. L’environnement : une ressource déterminante
|
96 |
|
1.1. L’écologie des populations : une vision déterministe
|
97 |
|
1.1.1. La création organisationnelle et le moteur du
changement
|
98 |
|
1.1.2. Limites de l'approche
|
99 |
|
1.2. La théorie de la contingence
|
100 |
|
1.2.1. Le changement et l’adaptation des buts
organisationnels
|
100 |
|
1.2.2. Limites de l'approche
|
102 |
|
2. Les acteurs : entre rationalité et recherche d’intérêts
|
103 |
|
2.1. L’analyse stratégique en sociologie
|
105 |
|
2.1.1. La notion d'institutions
|
105 |
|
2.1.2. L’institutionnalisation et les moteurs du changement
|
106 |
|
2.1.3. Limites de l'approche
|
108 |
|
2.2. Les coalitions d’acteurs dans les politiques publiques
|
108 |
|
2.2.1. Les réseaux et coalitions d’acteurs
|
109 |
|
2.2.1.1. Présentation générale
|
109 |
|
2.2.1.2. Les communautés épistémiques
|
111 |
|
2.2.1.3. L’apprentissage et la diffusion de connaissances comme moteur
du changement
|
112 |
|
2.2.1.4. Limites de l'approche
|
115 |
|
|
|
Chapitre 7 : Synthèse théorique |
117 |
|
|
|
Chapitre 8 : Catégorisation des dispositifs
institutionnels d’évaluation |
124 |
| 1. Les attributs des dispositifs |
125 |
|
1.1. Le cadre cognitif
|
125 |
|
1.2. La nature
|
125 |
|
1.3. L’environnement
|
127 |
|
1.4 La nature des relations
|
127 |
|
1.5. Une combinaison empirique
|
128 |
|
2. La typologie des dispositifs
|
129 |
|
2.1. De la nécessité de simplifier
|
129 |
|
2.1.1. Le cadre cognitif
|
129 |
|
2.1.2. Le degré d’ouverture
|
130 |
|
2.2. Les idéaux-types
|
132 |
|
|
|
Deuxième partie : L’institutionnalisation de l’évaluation |
134 |
|
|
|
Chapitre 9 : L'institutionnalisation en théorie
|
134 |
|
1. L’institutionnalisation en débat
|
135 |
|
2. Mesurer le degré d'institutionnalisation de l’évaluation
|
137 |
|
2.1. Les indicateurs (formels) d’institutionnalisation
|
137 |
|
2.2. Un indice théorique d’institutionnalisation
|
141 |
|
3. Un état des lieux international
|
143 |
|
4. Expliquer différents degrés d’institutionnalisation
|
147 |
|
5. Le choix des études de cas
|
149 |
|
|
|
Chapitre
10 : La Belgique : une institutionnalisation émergente |
151 |
|
1. Un état des lieux fédéral
|
151 |
|
1.1. La pratique de l’évaluation au niveau fédéral
|
154 |
|
1.2. L’utilité de l’évaluation pour les acteurs publics
|
157 |
|
2. L'ancrage institutionnel actuel
|
161 |
|
2.1. Au niveau fédéral
|
161 |
|
2.1.1. Commission nationale d’évaluation de la loi sur
l’avortement (1990)
|
162 |
|
2.1.2. Entre planification et évaluation : le Bureau fédéral
du Plan (1994)
|
165 |
|
2.1.3. Attribution d’une nouvelle compétence à la Cour des comptes (1998)
|
166 |
|
2.1.4. Création d’un service chargé de l’évaluation de la coopération
internationale (1999)
|
169 |
|
2.1.5. Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de la loi
dépénalisant sous condition l’euthanasie (2002)
|
169 |
|
2.2. Au niveau
régionaL
|
170 |
|
2.2.1. Constitution de la Société wallonne de l’évaluation et de la
prospective (1999)
|
170 |
|
2.2.2. Adoption du Contrat d’avenir pour la Wallonie (2000)
|
172 |
|
2.2.3. Création de l’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de
la statistique (2002)
|
173 |
|
3. La nature des évaluations réalisées
|
174 |
|
4. L’évaluation en prospective
|
176 |
|
|
|
Chapitre
11 : La France : l’évaluation interministérielle « enlisée » |
183 |
|
1. Historique du développement de l’évaluation : la longue
marche française
|
183 |
|
2. Les dispositifs institutionnels au niveau central
|
190 |
|
2.1. L’arène parlementaire
|
192 |
|
2.1.1. Une tentative avortée d’évaluation bicamérale
|
192 |
|
2.1.2. L’évaluation et le contrôle à l’Assemblée nationale
|
194 |
|
2.1.3. Le Comité d’évaluation du Sénat
|
197 |
|
2.1.4. L’Office parlementaire d’évaluation des politiques de
santé
|
197 |
|
2.2. L’évaluation auprès des organes de contrôle
|
199 |
|
2.3. L’arène exécutive
|
200 |
|
2.3.1. Le nouveau dispositif interministériel
|
205 |
|
2.3.2. Le cas du ministère de l’Education nationale
|
205 |
|
2.3.2.1. Les
prémices
|
205 |
|
2.3.2.2. L’évaluation au ministère
|
206 |
|
2.3.2.3. Le Haut Conseil de l’évaluation de l’école
|
206 |
|
2.3.2.4. Le point de vue de la Cour des comptes
|
207 |
|
3. L’évaluation au niveau régional
|
208 |
|
4. Une pratique en réseau
|
210 |
|
4.1. La Société française d’évaluation
|
211 |
|
4.2. Les Clubs de l’évaluation
|
212 |
|
5. L’évaluation en prospective
|
212 |
|
6. Conclusion
|
214 |
|
|
|
Chapitre
12 : La Suisse : l’évaluation scientifico-administrative en réseau |
218 |
|
1. Historique du développement de l’évaluation
|
218 |
|
1.1. Réflexion au sein de l’administration
(1987-1991)
|
218 |
|
1.2. La recherche scientifique
(1987- 1992)
|
220 |
|
1.3. L’évaluation consacrée par la Constitution
(1999)
|
221 |
|
2. Aperçu de la situation actuelle
|
224 |
|
2.1. Le Parlement
|
225 |
|
2.1.1. Les Commissions de gestion
|
225 |
|
2.1.2. L’organe parlementaire de contrôle de l’administration
|
226 |
|
2.1.2.1. Création et évolution : de l’indépendance à la
coopération
|
226 |
|
2.1.2.2. Mission et fonctionnement
|
227 |
|
2.2. L’exécutif
|
231 |
|
2.2.1 Le Service de contrôle administratif du Conseil fédéral
|
231 |
|
2.2.2. Le Contrôle fédéral des finances
|
232 |
|
2.3. L’administration
|
234 |
|
2.3.1. Office fédéral de la justice
|
235 |
|
2.3.2. Office fédéral de la santé publique
|
236 |
|
2.3.3. Conclusion
|
238 |
|
2.4. L’évaluation au niveau cantonal
|
239 |
|
2.5. Une pratique en réseau
|
243 |
|
2.5.1. La société suisse d’évaluation (SEVAL)
|
243 |
|
2.5.2. Un réseau informel
|
245 |
|
3. Conclusion
|
246 |
|
|
|
Chapitre 13 : Les
Pays-Bas : l’évaluation administrative et budgétaire encadrée par le
ministère des Finances |
248 |
|
1. Historique
|
248 |
|
1.1. Un intérêt académique (1920-1970)
|
248 |
|
1.2. Commissie voor de Ontwikkeling van Beleidsanalyse
(années 1970-1980)
|
249 |
|
1.3. La procédure de « reconsidération »
(années 1980)
|
250 |
|
1.4. Le nouveau management public
(années 1990)
|
252 |
|
1.4.1. La loi sur le contrôle
gouvernemental
|
252 |
|
1.4.2. Du budget à la responsabilité
politique
|
253 |
|
2. Aperçu de la situation actuelle au niveau central
|
254 |
|
2.1. Le Parlement
|
257 |
|
2.2. La Cour des comptes
|
257 |
|
2.3. L’exécutif ou les ministères
|
259 |
|
2.3.1. Le ministère des Finances : l’élément pivot du
dispositif
|
261 |
|
3. L’évaluation au niveau régional
|
262 |
|
4. L’absence de réseau
|
262 |
|
4.1. Société nationale ou européenne ?
|
263 |
|
4.2. Une profession organisée ?
|
264 |
|
5. Conclusion
|
265 |
|
|
|
Chapitre
14 : Présentation récapitulative |
268 |
|
1. Les processus d’institutionnalisation
|
272 |
|
1.1. Une initiative récente …
|
272 |
|
1.2. … et fluctuante …
|
273 |
|
1.3. … avec des processus multiples
|
274 |
|
1.3.1. La constitution de réseaux
|
274 |
|
1.3.2. Un savoir académique mobilisé
|
276 |
|
2. Aperçu comparé des dispositifs institutionnels
|
279 |
|
2.1. Une institutionnalisation polymorphe
|
280 |
|
2.1.1. Les clauses évaluatives ou l’initiation procédurale
|
280 |
|
2.1.2. Une pérennisation organisationnelle
|
282 |
|
2.2. Une multiplicité d’instances
|
283 |
|
2.2.1. Au niveau central
|
283 |
|
2.2.1.1. Un engagement parlementaire inégal
|
283 |
|
2.2.1.2. Une forte implication de l’exécutif
|
285 |
|
2.2.1.3. Les Cours des comptes à la croisée des chemins
|
288 |
|
2.2.1.4. L’institutionnalisation autour d’un acteur pivot
|
290 |
|
2.2.2. Au niveau régional
|
291 |
|
2.3. Une pratique en réseau
|
292 |
|
2.4. Les champs de tension de
l'institutionnalisation
|
293 |
|
3. Conclusion
|
294 |
|
|
|
Troisième partie : La construction et l’adaptation
des dispositifs
institutionnels |
300 |
|
|
|
Chapitre 15 : Les questions et hypothèses d’analyse
|
300 |
|
1. L’influence du système politico-administratif
|
303 |
|
1.1. La structure du système politique
|
305 |
|
1.2. L’implication de la société civile
|
306 |
|
2. La mobilisation de porteurs de projets
|
306 |
|
2.1. La situation politico-administrative
|
307 |
|
2.1.1. Déficit public
|
307 |
|
2.1.2. Légitimité institutionnelle
|
308 |
|
2.1.3. Modernisation administrative
|
309 |
|
3. Un processus évolutif
|
309 |
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3.1. L’intégration dans le paysage institutionnel : entre
tensions et conflits
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309 |
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3.1.1. Les tensions à l’extérieur du dispositif
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312 |
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3.1.2. Les tensions à l’intérieur du dispositif
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314 |
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3.2. L’apprentissage et l'influence des réseaux d’acteurs
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314 |
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Chapitre 16 : Le poids
des facteurs structurels dans le processus d’institutionnalisation de
l’évaluation |
316 |
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1. Le paysage politico-administratif
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318 |
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1.1. Le pouvoir législatif
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320 |
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1.1.1. L’adoption des lois et l’initiative gouvernementale
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321 |
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1.1.2. L’encommissionnement du contrôle gouvernemental
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325 |
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1.2. Le Gouvernement
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332 |
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1.3. Les relations entre les deux
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341 |
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1.4. Le système de partis
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347 |
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1.5. L’administration
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350 |
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1.5.1. L’évaluation au sein de
l’administration : un objet hybride ?
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351 |
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1.5.1.1. La quête de rationalité
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351 |
|
1.5.1.2. La foi dans les indicateurs
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352 |
|
1.5.2. Des fonctions publiques entre mouvement et inertie
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354 |
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2. Le système d’associations d’intérêts
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363 |
|
2.1. Consociativité
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364 |
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2.2. Corporatisme
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366 |
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Chapitre
17 : Les influences conjoncturelles et le jeu des acteurs |
373 |
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1. Situation politique et administrative
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373 |
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1.1. L’état du service public
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374 |
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1.1.1. Les déficits publics
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374 |
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1.1.2. La légitimité institutionnelle
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377 |
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1.2. La modernisation administrative
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382 |
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1.2.1. L’évaluation face à la modernisation
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382 |
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1.2.2. Des réformes variées
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386 |
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2. L’intégration dans le paysage institutionnel : les
tensions et les conflits
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393 |
|
2.1. Les institutions de contrôle
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394 |
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2.1.1. Du contrôle …
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394 |
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2.1.2. … à l’évaluation
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398 |
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2.2. A l’intérieur du dispositif
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402 |
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2.2.1. L’intégration dans un système administratif fermé
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402 |
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2.2.2. Un conflit autour de l’expertise légitime : les grands
corps
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405 |
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2.2.3. De la planification à l’évaluation : un Commissariat
en mutation
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408 |
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2.2.3.1. Le rôle du Commissariat général du Plan dans la
réforme
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410 |
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2.2.3.2. Un partenariat ambigu entre le Conseil national de l'évaluation et le Commissariat général du Plan
|
410 |
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2.2.3.3. La mise en œuvre de l’évaluation dans les procédures
contractuelle
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412 |
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3. Une évolution en réseau : les sources d’influence
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413 |
|
3.1. Les organisations internationales : un paradigme
managérial
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141 |
|
3.2. Les organisations centrées sur l’évaluation
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415 |
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3.2.1. Les sociétés nationales d’évaluation
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415 |
|
3.2.2. Une communauté trans-nationale
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416 |
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Chapitre
18 : L’institutionnalisation de l’évaluation : compréhension d’un phénomène
complexe |
418 |
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1. Le terreau institutionnel
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419 |
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2. Le choix du porteur de projet
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427 |
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3. Un processus de changement incrémental
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432 |
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Conclusions générales |
436 |
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1. Une institutionnalisation multiple et polycentrique
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438 |
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2. Les intérêts des acteurs comme moteur de l’engagement
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440 |
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3. Perspectives futures pour surmonter les limites actuelles
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441 |
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Bibliographie |
445 |